Les portes et les murs, c'est rarement ce qu'on voit en premier dans un hôtel. Et pourtant c'est là que se joue une bonne partie du confort — et de la sécurité. Voici ce qu'on a fait au 3e étage, dans l'ordre.
Étape 1 : déposer les doubles portes — en famille
Les chambres du 3e étage avaient des doubles portes — une porte côté couloir, une autre quelques centimètres plus loin. L'idée à l'époque était probablement d'améliorer l'isolation, mais dans la pratique ça ne fonctionnait plus très bien : les joints avaient vieilli, ça grignotait de la place dans le couloir, et l'ensemble avait fait son temps.
Pour la dépose, toute la famille a mis la main à la pâte. C'est physique, un peu poussiéreux, mais pas très technique — une bonne occasion de s'y mettre tous ensemble et d'avancer vite. Une fois les anciennes portes et encadrements retirés, on avait accès aux murs pour l'étape suivante.
Étape 2 : isolation des murs
Avec les ouvertures à nu, on en a profité pour traiter les murs. L'idée : limiter ce qui passe d'une chambre à l'autre — les voix, la télé, les bruits de pas dans le couloir. Personne n'a envie d'entendre son voisin à 7h du matin.
On a travaillé sur les parois pour réduire la transmission des sons aériens et des bruits d'impact. C'est le genre de travail qui ne se voit pas une fois terminé, mais qui change vraiment l'expérience quand on est client.
🔇 Le confort phonique, ça compte. Dans un hôtel, dormir tranquille ça passe aussi par les murs. Un client qui a bien dormi, c'est un client content — et qui revient.
Étape 3 : la pose des portes coupe-feu — le travail d'Olivier
Pour la pose des portes, on a fait appel à Olivier. C'est lui qui a pris en charge toute l'installation : les portes coupe-feu homologuées, les encadrements, les ferme-portes automatiques. Ce n'est pas un travail qu'on improvise — le cadre doit être d'aplomb, les joints bien positionnés, et le ferme-porte réglé pour que la porte se referme toute seule à chaque passage.
Les portes coupe-feu sont obligatoires dans les hôtels (normes ERP). Elles sont équipées de joints intumescents qui gonflent sous l'effet de la chaleur pour bloquer les fumées. En cas d'incendie, elles donnent le temps aux clients d'évacuer. C'est une contrainte réglementaire, mais c'est aussi une vraie protection.
Étape 4 : la peinture — toujours Olivier
Une fois les portes posées, Olivier a enchaîné avec la peinture. Couloirs et murs des chambres, tout a été repris : préparation des supports, enduit, ponçage, puis les couches de peinture. C'est lui qui a géré l'ensemble de bout en bout.
Le couloir est maintenant blanc, net, avec les nouvelles portes qui tranchent bien. C'est simple, mais ça change l'ambiance du niveau entier.
Ce que ça donne
Les clients ne verront pas les joints intumescents. Ils ne sauront pas qu'il y avait des doubles portes avant. Mais le couloir est plus agréable, les chambres plus calmes, et l'hôtel est en conformité. C'est un peu ça la rénovation — beaucoup de travail pour des choses qu'on ne remarque pas, et c'est tant mieux.
Le 3e étage avance. On continue.


